Le sucre des fruits, le fructose, entre
rapidement dans le sang, parce qu’il
n’a pas besoin d’être
digéré, mais son absorption
se fait néanmoins lentement car l’organisme
doit le transformer en glucose, sans pour
autant recourir à la production d’insuline.
" C’est ce qui explique qu’il
soit recommandé dans les régimes
des diabétiques " explique
Brigitte Fichaux, " Ce n’est
pas un sucre miracle, c’est juste
un substitut intéressant du saccharose,
dans la mesure où son plus fort pouvoir
sucrant permet de diminuer les quantités
d’un quart ".
En cas de petit
coup de barre, il est donc recommandé
de préférer un fruit, frais
ou sec, à un biscuit très
sucré : il ne provoquera pas de pic
de glycémie, et apportera des vitamines
et minéraux utiles à l’organisme.
Le témoignage de la championne cycliste
Jeannie Longo, adepte d’une nourriture
saine et biologique, est à ce sujet
très parlant (" Vivre en Forme
" éditions Anne Carrière)
: pour trouver de l’énergie,
elle consomme essentiellement des céréales
peu raffinées, laitages et fruits
secs.
Un autre facteur important à connaître,
c’est l’index
glycémique, c’est-à-dire
la capacité d’un aliment à
libérer rapidement du glucose dans
le sang (et créer un pic d’hyperglycémie,
puis une chute brutale). Il vaut donc mieux
privilégier les céréales
complètes plutôt que raffinées,
en grains plutôt que soufflées,
texturées, extrudées, ou broyées,
les pommes de terre à l’eau
plutôt qu’au four, les fruits
secs plutôt que les bonbons ou les
pastilles de miel. Un aliment sucré
sera plus hyperglycémiant s’il
est consommé seul qu’à
la fin d’un repas riche en protéines
et en graisses…
Dossier rédigé
par Véronique Bourfe-Rivière
paru dans Consom'action n°21 hiver
2003-2004
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