Je découvre avec un certain malaise que l'alimentaire bio se fait doucement dévorer par l'appétit vorace des multinationales...
Multinationales, donc cotées en bourse, donc doit faire du profit pour les actionnaires sur le dos des consommateurs bio et finalement sur le dos de la qualité...
On connait la musique, elle a déjà été jouée pour l'industrie agro-alimentaire conventionnelle voilà qu'elle s'installe sur les pâturages biologiques.
Grâce au site http://fr.transnationale.org (cliquable sur la rubrique "liens" du site http://www.lesensdenosvies.org) j'ai établis la liste de deux multinationales et de leurs marques... certains d'entre vous pourrez découvrir que vous achetez quelques fois en boutiques indépendantes des produits qui, sous des marques différentes sont vendus en grande distribution :
- Wessanen (3 milliards € de chiffre d'affaire annuel) (détient distriborg) :
Bonneterre
Evernat
Bjorg
Bio vivre
La vie claire
Dame nature
Le goût de l'essentiel
Gayelord Hauser
Tartex
Le sillon
(et beaucoup d'autres (bio ou pas) : Vivis, Krisprolls, Soya Kaas, Equilibrance, Evanea, Vendomine, Ephytem, Athlon, Pleniday, Wakanam, Tuocha, Tuo Tea, Thémis,Daily's, Tree of life, Harmony farms, Royal mail...)
- Novartis (23 millards € de C.A. et fabriquant de maïs OGM):
Soy
Céréal
Gerblé
Pour ma part je vais orienter ma consommation vers des produits d'autres marques, plus libres, plus indépendantes, plus humaines et sans actionnaires de bourses nationale ou internationale.
Je vous invite à lire cet article pertinent et génial qui éclaire la situation de l'alimentaire bio en France :
Voici un extrait de cet article et le lien vers l'article complet :
"Il ne suffit pas de crier haro sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) et, parmi eux, le maïs de Novartis. La seule cohérence serait le boycottage. Sinon, on abuse de la crédulité de beaucoup de clients qui achètent sans lire les étiquettes, font confiance au logo AB, et croient parfois que toutes les marchandises vendues sont « bio à 100 % » et donc sans risque d’OGM. Au reste, cet additif de l’industrie agroalimentaire est- il indispensable ?
Qui plus est, derrière les produits bio à base de soja de la marque Soy, fabriqués par la société Nutrition et Soja et vendus dans un grand nombre de magasins bio de France, il y a Novartis, multinationale pharmaco-agrochimique planétaire dont le maïs transgénique « antipyrale » est cultivé en France depuis le printemps 1998. Vendre ou acheter Soy, c’est donc participer à l’expansion de Novartis et encourager ce genre d’agriculture, et, au-delà, un certain type de civilisation. Or cette information est étouffée par Biocoop et une partie du milieu bio-écolo pour, disent-ils, « ne pas semer la panique dans les rangs des consommateurs ».
En effet, Biocoop a décidé d’agréer la maison Soy dès octobre 1996 tout en sachant qu’elle appartenait depuis des années à Sandoz, autre géant de la chimie et des semences, « pollueur du Rhin » - se rappeler l’accident survenu aux usines Sandoz de Bâle, le 31 octobre 1986, où des tonnes d’insecticides et de fongicides à base de mercure ont été déversées dans le fleuve -, qui a aussi racheté la marque Céréal ; il a fallu attendre début 1998 pour apprendre le prétendu « cas de conscience » posé par cette décision, selon les termes de la revue Consom’action éditée par la confédération Biocoop. Depuis, nulle trace de la fusion Sandoz-Ciba-Geigy, qui a donné naissance à Novartis en avril 1997, pas même dans la fiche d’agrément Soy du 17 mars 1998."
http://www.monde-diplomatique.fr/1999/03/LE_NOALLEC/11755
Voici un lien vers le site où le sujet est développé :
http://www.lesensdenosvies.org/forum/index.php?showtopic=80&st=0&#entry299
Je vais fournir toutes ses infos à ma boutique bio indépendante.
Vive la liberté et vive le discernement.